
Avoir passé un mois au Kenya dans le cadre du projet AMKA a été l’une des expériences les plus enrichissantes de ma vie. Depuis plusieurs années, Sophie et moi rêvions de concrétiser un projet de ce type. Je suis donc partie sans attente particulière, mais avec une profonde envie d’apporter humainement tout ce que je pouvais à cette belle aventure.
Dès mon arrivée, l’atmosphère m’a saisie aux tripes. On dit souvent que les projets humains rassemblent les personnes les plus humaines et j’en ai eu la preuve sous les yeux. La communauté religieuse de Saint Joseph nous a accueillies avec une bienveillance et une générosité désarmantes. Leurs regards, leurs attentions, leur chaleur... tout était réuni pour nous faire sentir « à la maison », malgré les milliers de kilomètres qui nous en séparaient.
Et si la communauté était déjà si touchante, que dire alors des enfants dont nous étions chargées de nous occuper ? Leur sourire, leur joie, leur tendresse, leur incroyable générosité, que ce soit à travers leurs gestes, leurs petits biscuits partagés ou simplement leur présence, m’ont bouleversée.
En arrivant, je pensais que nous étions là pour leur apprendre et leur apporter quelque chose. Mais dès le premier jour, j’ai compris que c’était eux qui allaient le plus nous enseigner : la simplicité, l’authenticité, la joie, le relativisme, la patience, la résilience… et surtout la foi.
Que ce soit au sein de la communauté religieuse, auprès des enfants ou lors de nos visites dans les bidonvilles, la force de la foi était partout. C’était bouleversant de voir comment celle-ci pouvait être un moteur d’espoir et de résilience, un pilier pour affronter les difficultés du quotidien.
Je recommanderais cette expérience à quiconque souhaitant vivre quelque chose de
profondément humain. Mais il faut partir avec le bon état d’esprit: venir pour apprendre, et
non pour sauver. Là-bas, vous serez accueillis comme des rois, et vous repartirez le cœur
rempli, chargés d’une énergie et d’une lumière que vous pourrez ensuite partager autour de
vous.
Margaux de Foy
